Amelior etude legers 2

Depuis le 1er janvier 2026, la nouvelle réglementation de Santé Canada impose l’affichage d’un symbole nutritionnel sur le devant des emballages des aliments préemballés riches en sodium, en sucres ou en gras saturés. Cette loupe vise à aider les consommateurs à repérer rapidement les produits dont la teneur atteint ou dépasse les seuils établis par les autorités de santé publique.

Quelques mois après l’arrivée de ce nouveau symbole dans les épiceries, A.melior a souhaité mieux comprendre la réaction des consommateurs face à cette réglementation en mandatant Léger pour réaliser une étude auprès du public québécois. Menée en mars 2026 auprès de 1000 adultes, en tout ou en partie responsables des achats alimentaires de leur ménage, l’étude met en lumière plusieurs constats révélateurs, notamment : la composition et la qualité nutritionnelle des aliments transformés sont des critères importants de choix, l’influence de la loupe varie selon la catégorie de produits visés et les attentes pour des communications claires et transparentes continuent de grandir.

Revenons ensemble sur les premiers retours de cette étude.

étude legers amelior

Des consommateurs de plus en plus attentifs à ce qu’ils mangent

 

L’étude montre d’abord que la santé occupe désormais une place centrale dans les habitudes alimentaires des Québécois. Plus de 8 adultes sur 10 affirment que manger santé est important pour eux. Dans les faits, 12 % disent en faire une priorité en tout temps, tandis que 70 % tentent de manger sainement la plupart du temps, tout en s’accordant certaines exceptions.

Cette préoccupation se reflète aussi dans les critères d’achat des produits transformés. Sans surprise, le prix demeure le principal facteur de décision (76 %), suivi du goût (50 %). Toutefois, la composition des aliments arrive désormais au troisième rang, citée par 42 % des répondants, juste devant la valeur nutritive (35 %) et la provenance des produits (32 %). Plus encore, les ingrédients demeurent dans le top 5 des critères de choix dans toutes les catégories étudiées, incluant des options « plaisir » comme des grignotines. Ce résultat confirme une tendance de fond : les consommateurs ne veulent plus seulement des produits abordables et savoureux, ils veulent aussi comprendre ce qu’ils contiennent.

Dans ce contexte, le nouveau symbole de la loupe semble répondre à une attente déjà bien présente. L’étude révèle qu’une majorité de consommateurs remarquent le symbole, le comprennent et le jugent utile. Les principales raisons évoquées sont sa simplicité, la rapidité de lecture qu’il offre et sa capacité à aider à faire des choix plus éclairés en épicerie. Le symbole agit comme un raccourci visuel dans un environnement d’achat où les consommateurs cherchent de plus en plus à décoder rapidement l’information nutritionnelle présente sur les emballages. Cette intention rejoint d’ailleurs directement l’objectif affiché par Santé Canada, qui souhaitait offrir aux consommateurs un outil simple et visible pour faciliter les décisions d’achat.

 

Un impact déjà visible sur les choix des consommateurs

 

66 % des répondants affirment que la présence de la loupe influence leurs choix en épicerie. Pour certains, cette influence demeure occasionnelle, mais pour d’autres, elle entraîne une réelle modification des habitudes d’achat. L’effet est particulièrement marqué chez les consommateurs de 55 ans et plus, dont 76 % disent adapter leurs choix lorsqu’ils remarquent le symbole sur un emballage. À l’inverse, les plus jeunes remarquent davantage la loupe, mais semblent légèrement moins enclins à modifier leurs comportements.

Certaines catégories de produits apparaissent plus sensibles à cette influence, notamment les plats préparés, les sauces, les soupes et les produits céréaliers. Autrement dit, les aliments du quotidien, souvent perçus comme pratiques mais plus transformés, deviennent des catégories où les consommateurs portent une attention accrue à l’information nutritionnelle.

Ces premiers résultats suggèrent que la loupe dépasse déjà le simple rôle informatif. Quelques mois seulement après son implantation obligatoire, le symbole semble amorcer un changement dans la façon dont certains Québécois évaluent les produits alimentaires transformés.

isabelle marquis

« La loupe est encore jeune, et déjà elle montre un certain effet. Sans nécessairement provoquer un changement d’habitudes d’achats, il est clair qu’elle dérange quand elle est remarquée. Ce sera vraiment intéressant de suivre les réactions des consommateurs dans les mois à venir et de voir comment cette influence va évoluer. Pour les marques concernées par ce symbole, il n’est pas trop tard pour reformuler leurs produits et tenter de se démarquer dans leur catégorie. » – Isabelle Marquis, Stratège en communication, marketing et innovation alimentaire

Reformuler sans perdre la confiance : le grand défi des marques

 

Si la réglementation pousse plusieurs fabricants à revoir la composition de leurs produits afin d’éviter l’affichage du symbole, l’étude rappelle toutefois que la reformulation demeure un exercice délicat.

Lorsqu’un changement de recette est annoncé sur un emballage alimentaire, les réactions des consommateurs font débat : 48 % réagissent positivement, contre 52 % qui expriment d’abord une perception négative.

Les consommateurs favorables y voient principalement une amélioration potentielle du produit, une occasion de découvrir quelque chose de nouveau ou encore un bénéfice pour leur santé. À l’inverse, les réactions négatives traduisent surtout une crainte de voir le goût ou la texture se détériorer. Plusieurs consommateurs expriment également une certaine méfiance envers les intentions des entreprises, soupçonnant parfois une réduction des coûts plutôt qu’une réelle amélioration nutritionnelle.

Toutefois, l’étude révèle un élément particulièrement intéressant : lorsque les répondants apprennent que les changements de recette visent à améliorer la valeur nutritive du produit, près des trois quarts des réactions négatives deviennent positives. Ce constat montre que les consommateurs ne rejettent pas nécessairement la reformulation. Ils souhaitent avant tout être rassurés sur trois aspects : la qualité du produit, le maintien de l’expérience gustative et les motivations réelles de l’entreprise. Pour les transformateurs alimentaires, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à reformuler leurs produits, mais aussi à bien communiquer ces changements.

 

Un premier bilan de l’arrivée de la loupe nutritionnelle

 

La loupe commence déjà à trouver sa place dans les habitudes d’achat des consommateurs québécois. L’étude met notamment en lumière une tendance de fond : les consommateurs souhaitent mieux comprendre les aliments qu’ils achètent et accordent une importance grandissante à leur composition nutritionnelle.

Si cette nouvelle réalité représente un défi pour plusieurs transformateurs alimentaires, elle ouvre également la porte à des occasions d’innovation, de reformulation et de communication plus transparente avec les consommateurs.

Dans ce contexte, l’accompagnement des entreprises devient essentiel afin de réussir cette transition tout en maintenant la confiance des consommateurs et l’expérience produit attendue. Pour en savoir davantage sur les enjeux liés à la reformulation alimentaire et les solutions d’accompagnement, consultez le site internet d’A.melior.

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